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  • : 11/02/2009
  • : Objectif Journalisme
  • Objectif Journalisme
  • : Blog pas très sérieux d'une rédactrice-journaliste débutante motivée de la vie. Au programme: splendeurs et misères du métier, stages et premiers boulots, coups de coeur et coups de gueule, commérage et babillage sur les médias, tout ça avec une bonne dose d'optimisme et d'humour.
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 23:41

princessfrogNouvelle-Orléans, années 20. Tiana, jeune et jolie (ça va de soi, où a t-on vu une héroïne moche chez Disney ?) afro-américaine passionnée de cuisine, travaille dur jour et nuit comme serveuse pour pouvoir réaliser son rêve, hérité de son défunt père : monter son propre restaurant. Elle a grandi aux côtés d'une petite fille blanche d'aristocrates, Charlotte, dont le père employait la mère de Tiana comme gouvernante. Ensemble, les deux fillettes écoutaient les contes de fées que leur racontait cette dernière. Ce qui n'empêchera pas Tiana de garder la tête sur les épaules une fois devenue jeune fille. Pour réussir, il lui faudra encore trimer, c'est sûr. Dans son entourage, elle est peu soutenue. Ses collègues lui rient au nez lorsqu'elle parle de sa future entreprise. Ses amis lui reprochent de se tuer à la tâche et de dédaigner les moments de plaisir. « Allez quoi, viens au bal ce soir avec nous, ça te fera du bien !» lui disent-ils souvent. Que nenni, Tiana a peut-être vingt ans mais pas le temps pour l'amour et les frivolités. Elle sait bien pourquoi elle ne s'accorde aucun répit, elle hérite du courage et de la détermination de son père. A la guerre comme à la guerre ! Et sa bataille paie lorsqu'elle parvient enfin à réunir tout l'argent nécessaire à l'achat d'un bâtiment dont elle rêve pour son restaurant. Mais elle déchante lorsqu'on lui apprend qu'un homme est sur le point de faire l'acquisition du bien à sa place. En gros, on lui fait comprendre que « ma petite, t'es bien gentille et bien mignonne, mais un peu noire donc forcément tu vas nous la mettre à l'envers, c'est pas de ton ressort ces affaires-là ». Tiana ne peut plus seulement compter sur elle-même pour résoudre ce sacré problème.

C'est ce moment-là que le prince noir Naveen (charmant et sexy évidemment) choisit pour débarquer dans le coin, attiré par le jazz. Charlotte, qui s'est mis en tête de l'épouser, l'attend en trépignant d'impatience et d'excitation. Mais Naveen n'en fout pas une et ne pense qu'à s'éclater dans la vie. Un bon morceau de jazz et le voilà parti dans une danse endiablée et plus rien ni personne ne l'arrête. Certainement pas ce malotru de Lawrence, son majordome excédé qui s'évertue à lui rappeler ses responsabilités, en vain. Aussi naïf que joyeux, Naveen se laisse entraîner sans se méfier dans l'antre du maléfique docteur vaudou Facilier, jaloux de sa richesse et de son pouvoir. En deux temps trois mouvements, le beau couillon de prince se retrouve transformé en vulgaire... grenouille. Grenouille oui, car c'est quand même plus classe qu'un crapaud. Cela dit, le mal est fait. Il faudra qu'une princesse l'embrasse pour qu'il retrouve sa forme humaine, qu'en attendant le vilain sorcier lui emprunte sans scrupule.

Le soir du bal durant lequel il est justement attendu, le prince grenouille rencontre Tiana somptueuse dans sa robe princière, et la prend donc pour une princesse. Il lui demande de l'embrasser. Or, contre toute attente, voilà t-il pas que la pauvre demoiselle est à son tour métamorphosée en grenouille. C'est balo ! Les choses se compliquent, mais au moins entre grenouilles ex-humains, ça créé forcément des liens. Tiana et Naveen sont dans le même galère, c'est le cas de le dire. Alors commence l'errance sur les rives du Mississipi à la recherche de la prêtresse vaudou Mama Odie vieille de 200 ans, qui est susceptible de pouvoir briser le sortilège. Sur la route, les deux batraciens font des rencontres amicales trépidantes. D'abord Louis, l'alligator fan et joueur de jazz, qui se plaint d'effrayer les humains lorsqu'il tente de leur faire connaître ses talents. Puis Raymond la luciole friponne, rendu d'autant plus charismatique grâce à un accent antillais avec lequel il appelle Tiana « chéwie ». Il faut bien ça pour réconforter et éclairer le chemin de nos deux petits amphibiens en perte d'identité et traqués par les âmes perdues du sorcier Facilier.

Rien de tel que des mésaventures loufoques sur fond de musique jazzy sucrée au fin fond de la Louisiane pour rapprocher deux sacrés personnages, qui au départ n'avaient pas grand-chose en commun.

Joli conte frais et coloré, qui a le mérite d'offrir de vrais dessins, à l'ancienne, animé par une intrigue exotique qui sort des sentiers battus. La princesse et la grenouille, je dis oui pour rêver un peu en swinguant, rire et s'émouvoir avec un bon cornet de pop-corn quand on a le blues. Je l'ai vu avec ma mère. Quand on est sorties de là, elle m'a dit : « Imagine-toi il y a 15 ans, l'effet que ça t'aurait fait ». Ah j'avoue, rien de moins que du rêve à fond. Nos purs Disney des années 90, La petite Sirène, La Belle et la Bête, Le Roi Lion, Aladdin, j'ai tellement rêvé avec eux...souvenirs, souvenirs.

 

C'était par contre pas la peine de faire tout un plat du débarquement d'une princesse noire chez Disney, car...

de 1.bah oui elle est noire, et y'a plein de Noirs, eh bah c'est bien, pourquoi faut-il s'en étonner, alors qu'on est en 2010 ?

de 2.elle passe plus de temps en grenouille qu'en humaine dans le dessin animé

de 3.ce n'est pas une princesse à l'origine

de 4.ce n'est pas une vraie noire lol. Je m'explique: disons qu'elle comme le prince et les autres personnages noirs ressemblent plus à des Arabes bien bronzés ou à des Indiens qu'à des Afro-Américains. Ils ne possèdent pas de véritables traits négroïdes, comme la plupart des individus ayant au préalable des racines africaines. Je sais, je chipote, mais c'est un truc qui m'a quand même sauté aux yeux. Où sont les lèvres charnues, le nez épaté, les cheveux crépus ? Qui au passage, sont quand même assez caractéristiques des ethnies afro. C'est pas des vrais Noirs ça ! Vous allez pas me faire croire qu'à l'époque c'était déjà répandu de se défriser les cheveux, ou de faire des tissages, et de se retaper le nez comme les blackettes du show-biz américain. Le prince Naveen, surtout, on dirait un reubeu plus qu'un renoi, c'est clair et net. D'ailleurs, je parierais que le dessinateur d'Aladdin est passé par là, car lui et Tiana ressemblent étrangement à Aladdin et Jasmine, c'est flag ! Ils sont juste plus foncés. Quant au sorcier ma foi, il a trop la gueule de Jafar.

Bien sûr, je suis loin de plaider pour la représentation des Noirs telle qu'elle a été faite par Hergé dans Tintin au Congo, encore heureux ! Et je ne cherche pas à nourrir une polémique – qui d'ailleurs a déjà été lancée – pour si peu. Seulement, je m'amuse de voir comment les médias se sont emballés autour de ce dessin animé lors de sa sortie, alors que déjà la représentation physique de la communauté noire y est erronée. C'est un fait que je ne suis pas la seule à avoir relevé. En 2006 lors de la création du film, certains reproches jasaient à ce sujet. Bref, bref, bref, laissons. Allez va, vive Disney quand même.

 

Par Léna M. - Publié dans : Speed Critik
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 01:09

Tiens, et si je faisais un peu de commérage sur mon stage ? Ou plutôt, devrais-je dire, ma vie éphémère de V.I.P ! Entre petits-déj de presse avec croissants croustillants, livres cadeaux des services de presse des maisons d'édition et avant-premières de tous événements possibles, j'avoue que ça compense un peu ma non-rémunération de stage, et que ce n'est pas pour me déplaire. Mais non mais non je ne suis pas une pique-assiette. Juste une stagiaire ultra motivée et qui veut être partout, qui veut couvrir plein de trucs et écrire plein d'articles. Si, si. Alors pourquoi donc refuser toutes ces gentilles invitations au terme desquelles tout le monde aura son compte ? Après tout, profitons, car toute bonne chose a une fin, et dieu sait où je serai en avril. Être journaliste ou stagiaire en journalisme ne veut pas dire non plus être rincé, nourri et invité partout à tire-larigot. Il se trouve que pour cette première fois, je suis bien tombée. Ma candidature spontanée ne pouvait pas mieux tomber, je dirais. Et j'ai eu notamment la chance d'avoir comme voisine de bureau une fille d'éditeur, plutôt bien installée dans le milieu des littératures afro-caribéennes, d'ailleurs à l'initiative des 10 ans de Continents Noirs, collection prestigieuse de Gallimard. Alors voilà, j'ai bien envie de causer un peu de cet anniversaire, qui s'est déroulé en deux temps. Soyez sûrs en tout cas que de tous les événements ayant un rapport de près ou de loin avec les littératures noires, dont je suis passionnée, bien que pas (encore) experte dans le domaine, j'y serai. Conférences, colloques, salons du livre, dédicaces... j'y serai tellement présente physiquement et mentalement que le sol y gardera la trace de mes talons aiguilles. J'ai déjà commencé. Pour la discrétion, je ne citerai pas tout le monde, parce que bon c'est que du commérage là. Vous savez bien que les blogs, c'est fait pour ça...


Mercredi 10 février. TV5 Monde reçevait des journalistes pour une présentation des derniers romans de 5 auteurs (parus en janvier) de la collection Continents Noirs. Le directeur Jean-Noël Schifano fait le bilan. En 2000, il ignorait qu'il allait cartonner du tonnerre avec sa collection totalement innovante, consacrée exclusivement à la publication d'auteurs africains et antillais d'ici et de là-bas. Italien d'origine et éditeur, il était à la recherche de nouveaux frissons qu'il ne trouvait plus forcément dans la littérature italienne, ni européenne d'ailleurs en général. Pour le bonheur des lecteurs, il a déniché et révélé des talents de taille tels que Natacha Appanah, Bessora, ou encore Eugène Ebodé. Exigeant mais gourmand, il rêve de piquer à ses collègues des auteurs comme Jean-Luc Raharimanana, sans conteste à ce jour le big maître de la littérature malgache. Continents Noirs au pluriel, pourquoi ? « Parce que chaque auteur est un continent » répond t-il. Projets d'avenir ? Publier des textes traduits des langues nationales, ce serait encore un pas en avant.


Ce petit déjeuner de presse était délicieux, pas seulement parce qu'il y avait du pur jus d'orange pressé et des macarons hihi. Mais aussi parce que nous avons eu droit à des confidences sucrées des auteurs venus parler de leur dernier roman. Koffi Kwahulé, grand dramaturge ivoirien, vient de publier son 2e roman, Monsieur Ki, qui raconte une histoire de folie entre Paris et un village d'Afrique. Scholastique Mukasonga a sorti L'iguifou, ce qui veut dire « ventre creux » en rwandais. Elle est devenue écrivain suite au génocide des Tutsis, animée par le devoir de mémoire, et nous confie qu'elle n'aurait peut-être jamais écrit si elle ne l'avait pas vécu. Depuis, cet épisode hante ses fictions. Et ce n'est pas la seule qui a pris la plume après cette tragédie. Parce que ce n'était pas possible autrement, il fallait l'écrire. Libar M. Fofana, lui, s'est mis à écrire suite à un accident en 1993. Il s'ennuyait à l'hôpital et s'est mis à lire Boris Vian, qui lui a donné soudainement l'envie d'écrire. Ce gars a fait des trucs dingues, comme fuir la Guinée à pied. On ne dira pas non plus merci aux malheurs et drames de la vie, qui dévoilent des écrivains. Mais en tout cas, cela leur donne bien de l'inspiration. Ce cher monsieur a publié son 3e roman, Le diable dévot. Quant à Anticorps de Fabienne Kanor, J-N S. déclare que c'est sans doute son livre le plus travaillé. Ce roman nous raconte la « fugue qui arrive trop tard dans la vie d'une femme », une femme de la soixantaine passée qui décide de sa libérer et de vivre sa vie, enfin. Il y avait également Théo Ananissoh, dont j'avoue que je n'avais encore jamais entendu parler, venu pour son Ténèbres à midi.

Clip du petit-dej de presse ci-dessous. J'y suis j'y suis j'y suis. A 1min29 du film ! lol



Le soir même, on remet ça. Les 10 ans de Continents Noirs ça se fête, et bien. Au New Morning, le fameux bar de jazz, autour de petits fours. Je débarque hyper ponctuelle, carrément avec un rappeur, un mec que j'avais interviewé quelques temps avant. Ah non je vous dirai pas qui c'eeeeeest ! Je l'avais invité parce que je m'étais souvenue qu'il m'avait dit être fan de Koffi Kwahulé. Et que finalement c'était beaucoup plus exciting d'y aller avec lui plutôt qu'un de mes 80 et quelques « amis » facebook que mon invitation n'avait pas l'air d'emballer du tout. Tant mieux, l'indifférence des uns fait le bonheur des autres ma foi.


La soirée était animée par un journaliste de RFI. Antoine Gallimard était là, il a fait un petit blabla. Un à un, les auteurs invités sont venus lire sur scène un extrait de leur dernier roman, interrompus de temps à autre par un intermède musical. Perso, la soirée m'a apporté :

1.mille et un remerciements de la part de mon charmant accompagnateur

2.un livre et une dédicace

3.une rencontre avec la chef d'un magazine où j'ai trop envie de faire un stage aussi

4.deux distributions de ma carte de visite que je venais de créer héhéééé

5.la découverte de deux musiciens assez étonnants : Kouyaté et Neerman, rois du vibraphone rock & jazz, à découvrir absolument

La petite anecdote de la fin. Koffi Kwahulé, dont je n'ai encore rien lu (mais que je vais m'empresser de lire bien sûr), s'apprêtait à me dédicacer son roman. « J'ai envie de rendre hommage à vos beaux yeux, mais bon je ne sais pas si ça va plaire au monsieur qui est avec vous », m'a t-il dit , malicieux, en jetant un oeil à mon accompagnateur qui  était occupé à papoter avec une ancienne prof retrouvée, et à qui de toute façon ça faisait une belle jambe qu'on me complimente sur mes beaux yeux.

- Oh non vous pouvez y aller, c'est juste un ami ! me suis-je exclamée, tout sourire.

Tiens c'est bête, il ne restait plus de livre des autres auteurs. J'aurais fait une tournée de dédicaces là, sympa. Africultures, Afriscope, je vous aime.

 

Par Léna M. - Publié dans : Commérage et potinage
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 02:35

2010, je la sens bien. Enfin, je sais pas, mais je crois qu'elle va marquer un tournant dans ma petite vie côté pro. Dernière année de fac, et donc dernière ligne droite. J'ose espérer qu'elle me réserve des stages trépidants, plein de rencontres enrichissantes, et...et...un taf ! Ou du moins quelque chose qui y ressemble, un petit CDD, des piges, enfin un truc quoi, qui me mène quelque part.

Bon on peut dire que l'année commence sur une note positive. J'ai décroché un deuxième stage de trois mois ( premier officiel, car bon le précédent était plus un stage d'observation qu'autre chose ) au sein de la structure où je voulais l'effectuer.

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Après m'avoir conquise comme lectrice, Africultures m'ouvre ses portes et c'est un honneur pour moi. Il s'agit d'une association fondée en 1997, qui à travers un site internet (www.africultures.com) et un magazine bimestriel gratuit, Afriscope (version en ligne : www.afriscope.fr), cherche à développer la connaissance et reconnaissance des cultures africaines. Faisant intervenir un réseau double composé de journalistes basés en France et en Afrique, Africultures se veut un lieu d'information, d'expression et d'échanges à travers la promotion d'événements, d'initiatives et oeuvres d'artistes et citoyens africains, ou afro-français. Elle publie également une revue trimestrielle assez pointue; vous pourrez avoir un aperçu du dernier numéro à cette page


Afriscope, pour sa part, a été créé en 2007. La rédactrice en chef Ayoko Mensah en confie les débuts et les buts dans cette interview accordée à afrik.com. Le premier article que je vais réaliser paraîtra dans le numéro de mars-avril, spécialement consacré aux 50 ans des indépendances de l'Afrique francophone, anniversaire qui bien sûr suscite beaucoup de débat.


Je sens que je touche enfin du concret. Déçue, je l'avoue, par un master 2 qui ne répond pas réellement à mes attentes, car nouveau et donc défaillant, et absolument blasée par les cours en général, j'attendais la période de stages avec impatience, qui selon moi, et pas que selon moi, restent le meilleur tremplin de formation journalistique.


Qu'on soit d'accord, ne me parlez plus d'école de journalisme, j'ai testé une fois pas deux, c'était déjà décidé. Vous pouvez m'en parler, mais seulement si c'est pour me demander conseil. Le premier qui me tient la barbichette pour m'inciter à repasser les concours, il aura une tapette. Je le répète, je suis une vieille étudiante qui en a ras-le-bol de se lever à 6h pour aller écrire des sonnets, de passer des week-end sur des dossiers et des mémoires que personne ne lira, et rien que la perspective d'écouter des profs parler toute une journée me blase au plus haut point. La petite élève modèle des années collège, sage comme une image, révisant ses leçons avec assiduité, récoltant les félicitations à tous les trimestres, a fait place à une sorte de vieille cancre squattant le fond de la classe, trépignant de spleen et d'ennui, espérant pouvoir se divertir en cours plus que s'instruire, priant pour avoir au moins 10/20, rendant ses devoirs à laboure...enfin tout ça pour dire, la fac, les études, l'école, comme vous préférez, j'ai donné.

Il est temps d'aller au charbon. Je ne vais d'ailleurs pas tarder à chercher un autre stage pour la période avril-juin. Mot d'ordre : au taquet !

 

Par Léna - Publié dans : Les news persos - Communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 03:20

Je viens de terminer la lecture d'un bouquin assez caustique, qui se lit vite, plutôt efficace en matière de critique du journalisme. Et surtout, on rit à chaque page, quoiqu'on pense. Les auteurs s'en sont donné à coeur joie.


Oui, vous pouvez devenir journaliste en 45 min chrono

Pierre Antilogus & Philippe Trétiack, Nil éditions, 2007.


Extrait


Résumé de la leçon n°4 : Journaliste, un métier formidable


« Au contraire du fonctionnaire, qui a un devoir de réserve, le journaliste a le devoir de la ramener en toutes circonstances, y compris sur les sujets auxquels il ne connaît rien. Pour informer les autres, être utile à la vérité, éclairer les consciences ? Oubliez tout ça! C'était la presse à papa...Être journaliste aujourd'hui, c'est jouir du statut VIP ! On ne devrait d'ailleurs plus dire un journaliste mais un « jouirnaliste » ».


Voilà un petit guide satirique qui décoiffe. Vous rêvez de devenir un super journaliste qui déchire tout, mais... petit problème : vous n'avez aucune formation dans le domaine, et vous pensez comme tout le monde que ce métier est inaccessible et difficile. Détrompez-vous, c'est carrément possible, et même facile ! Surtout si vous êtes paresseux, sans scrupules, malin et débrouillard. Du moins c'est ce que prétendent gaiement Pierre Antilogus et Philippe Trétiack, eux-mêmes journalistes pas nés de la dernière pluie. Ni une, ni deux, en "45 minutes chrono" (moi je dirais plus exactement 2 heures, le temps de le lire quoi à peu près), ils vous pondent les bases du métier, et cela vous semble tout à coup aussi simple que de se faire cuire un oeuf. Par contre, si vous pensez que le métier est devenu pourri, c'est là que vous voyez juste !


Au diable les écoles de journalismes qui ne servent à rien. Tout le monde peut écrire des articles, alors passer 2 ans à apprendre à en construire, c'est bidon. A la poubelle certaines vieilles idées reçues. Il n'y a plus de quatrième pouvoir, que dalle, les hommes et femmes de presse ne sont plus que des minus, des marionnettes. Laissez donc aux oubliettes le grand reporter des anciens temps, érudit et aventurier, soucieux d'éclairer les esprits par le biais de l'information vraie, juste et réfléchie. Le métier n'est plus ce qu'il était. Dans les rédactions, faut pas croire, on ne fout rien, on bidonne et on traîne comme un chien qui a fini de ronger son os.


Et c'est parti pour le show. En 13 leçons express, ces deux journalistes fanfarons vous livrent conseils, trucs et astuces pour réussir sans se fouler. Vous n'êtes pas au bout de vos surprises. La profession en prend plein la gueule.

Comment écrire un article d'enfer sans bouger son cul une seule fois de son bureau ? Comment toujours être dans le coup alors qu'on est à côté de ses pompes ? Comment faire de l'info avec zéro info ? C'est nouveau, mais voilà quelques bonnes nouvelles. Pour être journaliste, plus besoin d'être fort en français, les fautes de grammaire et d'orthographe ne choquent plus tellement. Plus besoin d'être ultra cultivé, vous avez le droit de confondre la Slovénie et la Slovaquie, c'est pas bien grave, et puis c'est un peu pareil après tout. Plus besoin de penser, il n'a qu'à balancer l'info et laisser les experts et le peuple l'analyser et débattre dessus. Plus besoin d'avoir du talent d'écriture, il faut juste retenir quelques expressions vides de sens mais qui font bien. Il suffit d'en rajouter une couche, de faire dans le sensationnel et l'hyperbolique à tout va, et tout le monde est content.

En vérité, le journaliste est un faux intellectuel qui n'écrit pas toujours bien, qui se contente d'enjoliver l'information déjà pré-mâchée, qui invente quand ça l'arrange, mais qui n'en sait pas plus que vous. Il peut raconter plein d'âneries sans que personne ne s'en rende compte, tout le monde s'en fout. C'est aussi un pique-assiette qui ne pense qu'à se faire inviter partout et à se faire rincer pour se divertir aux frais de la princesse, qui fait tout pour devenir l'ami (et plus si affinités) de stars dans le but leur soutirer des scoops, et qui adore se faire mousser en écrivant des papiers "bling-bling".


Ce petit manuel cinglant nous entraîne dans les coulisses obscures du métier de journaliste, à la dérive au 21e siècle. Les deux auteurs, avec humour et légèreté, ont donc concocté une recette efficace et percutante pour convaincre Monsieur Tout-le-Monde que lui aussi, dans ce monde pourri, il pouvait être un "super" journaliste. Très drôle et plein de vérités sans doute.

 


Mais bon, en tant que future journaliste, j'aime mieux prendre tout ça un peu au second degré, je préfère en rire qu'en pleurer, même si je suis un peu d'accord. Parce que tout simplement, je crois en mon futur métier, qu'il flotte, qu'il vente, qu'il neige dessus, et même, qu'il se prenne un tsunami.


 

Par Léna - Publié dans : Speed Critik - Communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 23:12

Il y a la rentrée des classes, la rentrée littéraire, la rentrée des actifs, mais aussi...la rentrée des blogs ! Et moi, je suis à labourre. Oui excusez-moi d'avoir déserté et d'avoir oublié toutes les promesses sérieuses prononcées pour l'été. Non non je ne me suis pas suicidée suite aux échecs aux concours, ni décidée à tout lâcher pour aller vivre au fin fond du monde, ni quoique ce soit de bizarre. Je suis même soulagée de n'avoir plus qu'un an de fac à tirer. Alors en juillet quand tout s'est terminé, eh bien j'ai fait comme quelqu'un qui a passé 8 concours d'écoles de journalisme, qui les préparait depuis des mois, qui ne sortait plus, ne vivait plus, ne respirait qu'au nom de ces concours. J'ai sa-vou-ré mes vacances. Au point que ça a viré vers fin août à une léthargie des plus absolues.

Mais bon, après tout, qu'auriez-vous fait à ma place ? Eh oui, cet été, je n'ai pratiquement pas lu, pas écrit, pas ouvert un journal, pas regardé ni écouté les infos. Mon cerveau, je l'avoue, est passé en mode compote. Mon corps ce n'est pas mieux. Tout projet sportif a été abandonné. Pas de footing comme prévu. Au lieu de ça, bronzette au Maroc. Bon un peu de sport quand même, mais c'était pas prévu au départ : la montée de la dune du Pyla à Arcachon ! Effectuée dans la douleur et la plainte. Et comme après l'effort, le réconfort, quoi de mieux qu'une journée à Aqualand, où tu hurles et te marres sur les toboggans comme si t'avais 12 ans. Tiens et pour se détendre l'esprit le soir à la maison, farcissons-nous les saisons 4 et 5 de Desperate Housewives après avoir maté quelques vidéos débiles sur dailymotion. En VO sous-titrée tout de même, histoire de bosser son anglais, ou plus exactement son américain, avec un peu de retard c'est vrai mais bon hein on connaît le dicton...Parfois on me parlait de ce qui se passait dans le monde, je faisais semblant d'être au courant. « Ah oui la taxe carbone c'est vraiment un problème relou quoi ». Mais j'étais carrément larguée. Il faut comprendre, c'était quand même plus excitant de savoir quels stratagèmes vicieux Gaby et Carlos allaient mettre en place dans la saison 4 de DH pour pouvoir se remettre ensemble. 

Cela dit, les vacances s'achèvent. Il est temps de se secouer le prunier, de chercher une colocation sur Paris, ville aux mille et une splendeurs, mais aussi aux mille et une galères, trouver un stage pour le master Rédac que j'intègre, et le combat ne fait que commencer. Sachez une chose. J'ai peut-être raté les concours, mais ils m'ont fichu un sacré coup de pied au cul. Et je suis déterminée à faire de ma dernière année d'études une année mouvementée, riches en découvertes, en voyages, en expériences dans la mesure du possible, et pour cela puis-je être mieux servie qu'à Paris ? Chers amis, les temps changent, la Léna à 2 à l'heure, désordonnée et irresponsable, qui met 30 ans pour faire un truc, qui se lève dès qu'elle peut à des heures insensées, bientôt, sera remplacée par une femme d'affaires dynamique qui va à 100 à l'heure. Au rythme parisien quoi. Ne riez pas.

Par Léna - Publié dans : Les news persos - Communauté : Apprentis journalistes
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