Blog pas très sérieux d'une Candidette (féminin de Candide) qui s'éclate à Journalism-land, cet univers impitoyable. Au programme: splendeurs et misères du métier, stages et premiers boulots, coups de coeur et coups de gueule, commérage et babillage sur les médias, tout ça avec une bonne dose d'optimisme et de jovialité.
A une semaine du 1er concours, il est temps de me poser une question, comme ça, au passage : où j'en suis ?
Et bien à vrai dire, c'est pas terrible. Côté actu, j'essaie de suivre le mouvement, sans être pour autant à fond. Le "candidat idéal", si je peux dire ça comme ça, lit un grand quotidien tous les jours, prend 1 heure au moins pour le ficher, reste branché sur les JT et la radio le plus possible, consulte la presse hebdo tous les week-end. Moi, pas le temps ! Je sors les check-list du Monde.fr toutes faites et les colle dans mon cahier spécial actualité tenu assidûment depuis début janvier. 2 ou 3 fois par semaine, je fiche 20 minutes et Métro. Bah non, j'ai pas honte. Je m’informe, après tout. Et puis je n’ai ni l’envie, ni le courage, ni le temps de me coltiner Le Monde tous les matins. Je lis quelques trucs sur Liberation.fr, L’express.fr ou autre, par ci par là. Dès que je suis dans ma voiture (une demi-heure par jour en moyenne), hop, France Info. Le soir, JT de France 2 ou France 3. Quand je suis motivée, l’émission C dans l’air sur France 5, mais alors avec modération. Et puis y'a des jours où j’en ai un peu ras-le-bol, où j’ai envie de me casser sur une île déserte sans radio ni télé ni journaux. Cet été, il ne faudra plus venir me parler des infos. Sarkozy, la crise, le capitalisme et compagnie...plus mon problème.
Côté anglais, je n'ai pas beaucoup appliqué mon super programme de révisions (cf. article « Comment devenir une bête en anglais en 3 mois top chrono ? »). Il paraît que l'épreuve d'anglais du CELSA est la plus hard, texte à trous méchant et mini-dissert de 300 mots sur les médias. Ça va secouer fort d'entrée pour moi qui n'ai jusque là pris le temps que de revoir quelques règles de grammaire, lu et traduit quelques articles tant bien que mal sur le modeste site BBC Learning English.
Quant à la synthèse de dossier, l'épreuve la plus flippante de tous les concours du monde...euh, oui…c'est quoi ça? Non sans rire, si j'ai pas le temps de m'entraîner un peu avant, je crois que ça va être de l'impro hum. Donc en somme vendredi 10 avril, concours test. Je ferai de mon mieux, mais bon...
Pour que vous puissiez me situer dans le temps et l'espace, et suivre mon fabuleux tour de France, voilà le calendrier des concours que je passe. Il y a 12 écoles reconnues par l'Etat, je vais en tenter 9. Je précise quand même que certaines n’acceptent pas tous les dossiers, donc j’attends.
Donc voilà les écoles et les dates des épreuves d’admissibilité. Les oraux, pour les heureux admissibles, se dérouleront en juin et début juillet.
| CELSA (Paris) | Vendredi 10 avril |
| ICM (Grenoble) | Mercredi 13 et jeudi 14 mai |
| IJBA (Bordeaux) | Samedi 16 mai |
| EJCM (Marseille) | Lundi 18 mai |
| IFP (Paris) | Mercredi 3 juin |
| CUEJ (Strasbourg) | Vendredi 5 et samedi 6 juin |
| CFJ (Paris) | Mardi 9 et mercredi 10 juin |
| IPJ (Paris) | 9 et 10 juin |
| ESJ (Lille) | Mercredi 10 et jeudi 11 juin |
Oui au fait, CFJ, IPJ et ESJ (les concours les plus chers au passage) se déroulent à peu près les mêmes jours car ils ont des épreuves communes, et des épreuves propres.
L'affaire m'aura coûté, en comptant frais de concours, de TGV, d'hôtel quand pas de possibilité de squattage, euh…dois-je vraiment le dire, c’est tellement obscène…environ…autour de…à peu près…1000 €. Oui bon je sais, l’écrire en tout petit ne réduit pas pour autant cette somme astronomique. En fait, c’est pour dire qu’il vaut mieux éviter de faire du tourisme dans les concours de journalisme, à part si on a que ça à faire de jeter le fric par la fenêtre. Et qu’on ne vienne pas nous dire que tout le monde peut passer tous les concours, genre yes papa c’est cadeau.
Pour ma part je ne me laisse qu'une chance, donc ça m'oblige à mettre le paquet. Pourquoi une seule chance? Et bien de 1, j'ai déjà 24 ans et à la sortie de l'école j'en aurai quand même 26, et il sera temps de débarquer sur le marché, si j'y parviens sans trop de mal. Le temps passe, et je n’ai aucune envie de terminer tout ça à 30 balais. De 2, les études ça ne sert jamais à rien mais au bout d'un moment faut s'arrêter, et puis on sature aussi. De 3, je n'aurai absolument pas le courage de retenter ces concours, je suis une trop vieille étudiante, je n’aurai plus la motivation des jeunots de 20 ans, non mais c'est vrai ! De 4, comme vous le constatez, tout ça coûte de l’argent, du temps, du boulot. De 5, si je décroche pas de concours, parce que c’est chaud d’en avoir 1 du 1er coup, pas de drame. Je me consolerai à l'idée que je n'ai plus qu'1 an à tirer. En master 2 non reconnu certes, mais il faut savoir que 80% des journalistes ne sortent pas des super écoles. Alors bon, et quoi, ils y sont bien arrivés quand même hein, bon dieu de boudiou. No stress. Ecole ou pas, le pire, c’est que le parcours sera sans doute semé d’embûches. Alors moi je dis, n'ayons pas peur de la galère, du chômage, de la précarité, de la misère, des lettres de refus, de la discrimination... Soyons confiant dans l'avenir, hum. YES WE CAN.